
Fribourg Gottéron n'y était pas
Tout est à refaire pour
Fribourg Gottéron, battu 3-2 par Berne sur sa glace lors du 5e match de la
finale des play-off de LNA. Les Bernois mènent 3-2 dans la série et sont à un
succès du sacre.
Les Fribourgeois ont ainsi reperdu l'avantage de la
glace et sont placés désormais au pied du mur avant de se rendre dans la
capitale mardi soir.
Ils se sont retrouvés bien loin de l'euphorie dans
laquelle ils avaient baigné jeudi à la PostFinance Arena. La faute aux joueurs
de la capitale qui les ont rapidement remis les pieds sur terre. Dès la 3e
minute, Pascal Berger trompait Benjamin Conz d'un tir puissant. Cette ouverture
du score donnait encore davantage de confiance aux Bernois alors que les hommes
de Hans Kossmann ne parvenaient que rarement à venir inquiéter Bührer, excellent
dans ce 5e opus.
La destinée de Gottéron s'assombrissait quand le
Neuchâtelois Michaël Loichat était crédité du 0-2. Un but-gag qui a eu le don
d'assommer les Fribourgeois. Le portier Conz avait tenté de bloquer le palet qui
se trouvait sur le filet extérieur. Un joueur bernois donnait un coup sur la
cage et faisait bondir le puck en l'air derrière le but. Entre la canne de
Gardner et la main du défenseur Abplanalp, le palet était projeté dans le dos de
Conz et finissait par entrer dans le but (17e). Un goal que les deux arbitres
ont visionné plusieurs fois avant de le valider, estimant visiblement que la
canne haute de Gardner ne représentait pas de danger.
La réaction de
Fribourg fut meilleure au deuxième tiers-temps. Mais les Romands n'y étaient
pas. Comment expliquer qu'ils n'aient pas su exploiter 120'' de double
supériorité numérique après que Loichat a réussi un doublé sur un contre (31e) ?
Ils se montrèrent maladroits. C'est finalement Sprunger qui a pu battre une
première fois Bührer sur une superbe ouverture de Loeffel, qui se faisait ainsi
pardonner sa montée intempestive sur le troisième but bernois.
Un poteau
de Benjamin Plüss au début de la troisième période aurait sûrement pu changer le
cours des événements mais en attendant, les Bernois se sont accrochés à leur
précieux succès malgré l'absence du défenseur canadien Geoff Kinrade et de
l'attaquant Joel Vermin. La réduction du score de Benjamin Plüss est tombée trop
tardivement (59e).

Les Tigres ne sont pas morts
Dans le cinquième acte du
barrage de promotion-relégation, Langnau a triomphé de Lausanne 2-0. Les Vaudois
mènent encore 3-2 dans la série et tenteront de marquer le point décisif mardi à
Malley.
Est-ce cela que certains appellent l'énergie du désespoir? Pour
la première fois de la série, Langnau a joué comme une formation de LNA et
Lausanne s'est vu dans l'obligation d'ajourner ses rêves de promotion. Les
hommes de Gerd Zenhäusern ne sont pas arrivés à percer la défense hermétique des
Emmentalois.
Conscients que ce match pouvait être le dernier, les
Emmentalois ont attaqué la rencontre avec le bon état d'esprit. En pressant
constamment le porteur du puck, les Bernois ont contraint les Lausannois à agir
dans la précipitation. Relation de cause à effet, le premier tiers s'est déroulé
majoritairement dans la zone neutre. Les Vaudois n'ont pas franchement ennuyé le
portier Damiano Ciaccio, étant donné qu'ils ne sont pas souvent parvenus à
adresser des tirs dangereux dans sa direction.
Au cours de la deuxième
période, les joueurs entraînés depuis mercredi par Köbi Kölliker ont redoublé
d'efforts. Efforts qui ont fini par payer à la 23e lorsque Arnaud Jacquemet a pu
tromper Cristobal Huet sur une excellente passe de Sandro Moggi. En tête au
tableau d'affichage, les Emmentalois n'ont pas freiné, annihilant avec à propos
les rares tentatives des Lions. Ce n'est que vers la mi-match que les Lausannois
ont pu se créer des actions de but devant Ciaccio. Mais sur leur deuxième
supériorité numérique, les Tigres ont mis cinq secondes à trouver l'ouverture
(34e). Adrian Brunner a parfaitement vu Pascal Pelletier au deuxième poteau sans
que Huet puisse faire grand-chose. Peut-être qu'en la circonstance, l'absence de
Gaëtan Augsburger, blessé, a pesé sur le box-play lausannois.
Jamais les
pensionnaires de Malley n'ont semblé en mesure de repartir de l'Ilfis avec le
point de la victoire. Mardi à Lausanne, la pression sera sur les épaules des
locaux. Mais les Vaudois ont démontré depuis un mois et demi qu'ils avaient du
caractère lorsque la situation l'exigeait.
















